RWANDA: 2019, année de naissance des nouveaux héros «Heureux ceux qui lisent et comprennent ce qui est écrit dans la prophétie, car la fin des temps est proche»

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Certains hommes dans le monde, dominent leurs peuples par l’imposture et non pas par la justice. Ils ne se rendent pas compte de leur confusion d’esprit. Dès que leur peuple comprenne la chose, leurs ruses ne fonctionnent plus. C’est ce qui arrive aujourd’hui dans notre pays le Rwanda de Paul Kagamé.

1. Une brève historique.

Avant l’indépendance de 1962 et la proclamation de la république, la dynastie Nyiginya soutenue par les colonisateurs, avait assujetti le peuple Hutu à la soumission avec des traitements injustes de tout acabit. Vers les années cinquante (1950), un groupe d’élites Hutu dont Gitera Joseph Mbonyumutwa et Grégoire Kayibanda ont pris la tête de la mobilisation populaire pour abolir la monarchie et instaurer la république indépendance en 1962.

Comme tout pouvoir non démocratique et qui dure longtemps, l’usure est certaine vers la fin du régime. A la veille de l’avènement de la république, les programmes étaient de taille, la haine entre hutu – tutsi était exacerbée ainsi que la division entre les hutu du sud et du nord. Ce qui a conduit le général Juvénal Habyarimana et ses camarades à fomenter un coup d’état le 05 juillet 1973.

Cet événement a été accueilli comme un soulagement parce qu’il fallait stopper la zizanie et instaurer la paix et la concorde nationale. Juvénal Habyarimana a essayé de transcender l’ethnisme et le régionalisme, mais le problème des exilés tutsi n’avait jamais eu de solution.

La guerre de 1990 à 1994 a non seulement accentué la haine entre Hutu – Tutsi mais aussi a bouleversé le climat sociopolitique qui était presque bien équilibré sous le régime du Président Juvénal Habyarimana. Les négociations de paix d’Arusha ont abouti à un accord qui semblait donner l’espoir a tout le peuple rwandais, malgré certaines divergences qui étaient entre les protagonistes.

L’assassinat de Juvénal Habyarimana par Paul Kagamé et son groupuscule qui a déclenché le génocide des tutsi en avril 1994 et ceux des hutu qui ont suivi, a rendu précaire la cohésion sociale, qui était précaire dans le passé.

Dès l’arrivée du FPR à Kigali, Paul Kagamé a été considéré comme un héros par l’occident soit disant qu’il a arrêté le génocide des tutsi, mais plus tard il s’est transformé en un monstre à la tête d’un régime tutsi concasseur qui brayera tous les peuples sans distinction d’ethnies.

Voilà que durant 25 ans de règne toute la région des grands lacs est transformée en oasis de sang. Le choix politique de Paul Kagamé a conduit le peuple rwandais au point du gouffre et la chute de cette dictature se dessine peu à peu à l’intérieur du pays et l’effondrement de son régime est imminent. Paul Kagamé risque d’être renversé par un soulèvement populaire.

2. A l’origine de ces nouveaux héros.

La récente libération de madame Victoire Ingabire de mademoiselle Diane Rwigara et de sa maman Adeline Rwigara a marqué un tournant décisif et les signes tangible que ce régime dictatorial est dans l’agonie sont palpables.

Les vivants et les morts seront considérés comme des héros qui ont marqué l’histoire de la liberté dans leurs pays. Chers compatriotes, nous sommes tous convaincus que l’heure n’est pas au relâchement de la vigilance.

L’héroïsme et le sacrifice de ces dames seront salués par le monde entier. Hier c’était un conflit entre les hutus et les tutsi, mais aujourd’hui la lutte a changé le donne. Il y a quelques mois que j’ai suivi une émission sur la radio UBUMWE, animée par madame Esperance, j’ai vite confirmé qu’un autre nouveau héros a vu le jour. Il s’agit de Major Calixte SANKARA (NSABIMANA).

Dans ses déclarations, ce rescapé du génocide des tutsi d’avril 1994, a été sincère, il a parlé haut et fort ceux que la majorité d’entre – nous pense et chuchote tout bas. Il est venu renforcer bel est bien les trois téméraires dames ci – haut citées, pour défier le dictateur Paul Kagamé et son groupuscule ultra – fasciste et sanguinaire. Ces nouveaux héros qui naissent sous nos yeux cherchent toujours à donner le meilleur d’eux même, en luttant pour la vraie réconciliation entre hutu – tutsi. Soyons derrière eux sans faille.

Aujourd’hui Paul Kagamé est mal à l’aise au contact de l’élite intellectuelle hutu – tutsi qui cherche à dominer le paysage politique au Rwanda. Quand j’ai lu la citation du philosophe SOPHOCLE : « Il faut attendre le soir pour voir combien la journée était splendide » j’ai compris aisément que le souvenir de l’assassinat de Juvénal Habyarimana et ses conséquences n’ont jamais cessé de hanter et de trouble Paul Kagamé et son clic, ce dernier (P.K) sera victime de ses démons.

Quand je suivais attentivement le message du Président Kagamé pour le nouvel an 2019, j’ai entendu qu’il a parlé de paix à l’intérieur du pays, que le pays est en sécurité ! S’était quel genre de paix parlait – il ? Ce dictateur qui prononce le mot paix ne souhaite pas nécessairement la liberté et la justice à son peuple ; Par contre cette paix signifie la soumission passive à l’oppression cruelle de ce dictateur, à ce despote ayant fait subir des atrocités à des centaines des milliers de personnes ? Ce n’est pas une paix véritable.

Comme Hitler évoquait souvent la paix, et cela signifier soumission à sa volonté. La paix d’un dictateur n’est souvent rien de plus que la paix de la prison ou de la tombe. Chers nouveaux héros restez fidèles à vos éthiques, a vos visions de notre pays et de la vie de nous tous. Après tout même la mort ne met pars la fin à l’histoire. La survie des dictateurs dépend principalement des facteurs internes, même si elle peut être renforcée ou affaiblie par des actions internationales. La dernière peut être utile lorsqu’elles soutiennent un puissant mouvement intérieur de résistance.

J’ai été consolé quand j’au suivi qu’il y a naissance d’un mouvement des femmes tutsi qui ont été déçues par le FPR, leur parti d’origine, et qui viennent renforcer Victoire Ingabire et Diane Rwigara en militant pour un changement démocratique au Rwanda et faire face à la dure vérité. Chers vaillantes dames vous avez compris que pour renverser une dictature efficacement et a moindre coût, qu’il est impératif de:

– Renforcer la détermination de la population opprimées et sa confiance en elle-même et améliorer ses compétences pour résister.
– Fortifier les groupes sociaux indépendants et les institutions qui structurent la population opprimée.
– Créer une puissante force intérieure de résistance interne.
– Créer un plan stratégique global de libération judicieux et le mettre en œuvre avec compétence.

Nous comprenons tous ensemble que l’esclave qui n’est pas capable d’assurer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sue son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère (Feu T. Sankara).

Nos nouveau héros ont compris qu’une lutte de libération est un temps d’affermissement de la confiance en soi et de renforcement de la cohérence interne des groupes combattants. Comme confessait Charles Stewart Parnell, il est inutile de compter sur le gouvernement. Vous ne devez compter que sur votre détermination, aidez-vous en vous soutenant les uns les autres.

Fortifiez ceux qui, parmi vous sont faibles, unissez-vous, organisez-vous et vous gagnerez les puissances étrangères s’investissent parfois de manière positive pour les peuples opprimées, mais seulement si le mouvement intérieur de résistance a déjà ébranlé la dictature au point d’attirer l’attention internationale sur la nature brutale du régime. Ce qui est sûr, quand la dictature doit faire face à une force solide, sure d’elle-même dotée d’une stratégie intelligente, avec des actions disciplinées, courageuses et vraiment puissantes, elle finira par s’écrouler.

Chers nouveaux héros les dictatures ne sont pas éternels. Ceux qui les subissent n’ont pas à rester toujours faibles et il ne faut pas que les dictateurs restent toujours forts. Machiavel disait que les Prince « qu’à l’ensemble de sa populations pour ennemis ne sera jamais en sécurité ». Plus grande est sa cruauté, plus faible devient son régime. C’est la situation actuelle de Paul Kagamé est son FPR. C’est le moment de doubler l’ardeur et la pugnacité au combat. Ensemble soyons prêts à briser les chaines de la domination.

3. Quand un régime d’un dictateur est dans l’agonie.

Pendant la période qui précède sa cruauté, où ce régime parait lutter pour demeurer, il pose des gestes intempestifs et multiplie les tapages dans tous les sens. Depuis le départ en exil du général Kayumba Nyamwasa, Paul Kagamé et son gouvernement ont à plusieurs reprises intenté des procès fallacieux contre ce général dissident.

Ils n’ont jamais cessé de livrer les mandants internationaux pour arrestation en vain. Il a été victime d’attentant d’assassinat à l’étranger comme beaucoup d’autres, mais Dieu a mis son veto, même si le colonel Patrick Karegeya a succombé et le procès contre ses assassins organisé en Afrique du Sud ne fait que faire bégueule Kagamé et son groupuscule génocidaire.

Il tend les pièges partout pour attraper les dirigeant des FDLR ne fis que pour avoir un sommeil de deux jours avant que l’insomnie ne recommence bel et bien. En 2008, l’ancien porte-parole des FDLR Lt Colonel Edmond (Habimana Michel) a été livré aux mains du général Kabarebe par le général NOUMBI, il croupisse dans la prison de Nyanza dans les conditions inhumaines sans aucune forme de procès, la communauté internationale avec les organisations de défense de droit de l’homme n’en ont jamais fait allusion alors que toutes ses organisations sont au courant de la cruauté de la dictature de Paul Kagamé en matière de torture et de mauvais traitement des prisonniers.

Nous espérons que cette fois-ci, la récente arrestation et la déportation au Rwanda par les autorités congolaise de la Forge Fils Bazeye et de son camarade de Théophile Abega, membres de FDLR ne passera inaperçue. Nous demandons à toutes les organisations internationales de droit de l’homme de suivre de près et de loin la santé de ces déportés quasiment discrètement. Le régime de Paul Kagamé est vraiment ignare en matière de droit de prisonnier de guerre.

4. Le rôle de la jeunesse:

Au fur des siècles, la jeunesse a été le berceau de l’existence, le futur doit se créer grâce à l’inculpation des jeunes. Les jeunes vous êtes au cœur de la société rwandaise. Vous avez forgé votre futur c’est pourquoi je vous appelle à la résistance. Vous devez suivre Diane Rwigara pour réagir à l’injustice en cours dans notre pays pour se redresser devant la tyranie. Nous savons tous que la jeunesse est l’âge de tous les possibles : Soif de liberté, remise en cause de l’ordre établi, désir d’émancipation.

C’est aussi le temps des grandes amitiés et de la découverte de l’amour dans ses joies et ses combats. Chers jeunes de notre pays, la solution des problèmes de façon démocratique n’est pas innée chez la jeunesse mais une de ses composante l’est, de désir de se faire entendre, c’est là où la lutte en faveur de la démocratie prend sa sources.

J’attire votre attention sur le sort tragique de milliers des jeunes et adultes à l’intérieur de notre pays, en proie à la pauvreté à la dégradation de leurs conditions de vie et souvent à la violence. Des revenus insuffisants, le manque d’éducation et de sécurité risque de condamner des milliers de jeunes vivants dans leurs milieux familiaux. Le Rwanda actuel se heurte toujours à des inégalités économiques et sociales. Outre leurs conséquences économiques les inégalités doivent influer sur votre participation publique en tant que jeunes adultes.

Beaucoup d’entre vous se sentent vulnérables, non protégés, incertains quant à leur avenir et en marge de vie publique et son réticents à s’engager dans la vie politique. Il faut que le gouvernement actuel de Paul Kagamé reconnaisse que l’avenir de notre pays sombre si les jeunes adultes s’obstinent de participer au débat politique. Pour les jeunes urbains l’objectif, d’apporter une amélioration de notre pays en complétant la voie de Diane Rwigara et de Calixte Sankara. Nous voyons tous que la situation relative à l’emploie est précaire et décourageante pour les jeunes de notre pays, surtout les hutu.

Monsieur le Président Paul Kagamé, la jeunesse désespère, elle est profondément désespérée. Sache que le désespoir est mobilisateur et quand il devient mobilisateur il est très dangereux.

Pour conclure, suivons la voie de la patrie, pareillement les tyrans, plus ils pillent plus ils exigent, puis ils ruinent et détruisent ; Plus on leur baille, plus on les sert de tout, plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus freins pour anéantir et détruire et si on ne leur paie pas, si on ne leur obéit point, sans combattre, sans frapper, ils demeurent nus et ne sont plus rien. Si non que comme la racine n’ayant plus d’honneur ou d’aliment, la branche devient sèche et morte.

Chers compatriotes soyons tous ensemble près à briser la chaine de la domination.

Paris: Dr Jules Muhozi