Tour du Rwanda : Matthieu Jeannès septième, Joseph Areruya vainqueur

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Cyclisme sur route - Philippe Le Gars - Matthieu Jeannès dimanche dans les rues de Kigali lors de la dernière étape. (Tour du Rwanda)
Matthieu Jeannès dimanche dans les rues de Kigali lors de la dernière étape. (Tour du Rwanda)

Il n’avait jamais mis les pieds en Afrique avant cette semaine où il a découvert les longues ascensions (longues parfois de près de 30 kilomètres) du Tour du Rwanda et ses 14 650 mètres de dénivelés sur six étapes en ligne. Originaire de Saint-Yvi dans le Sud-Finistère près de Quimper, Matthieu Jeannès a été formé sur les pentes plus «légères» du massif armoricain sous les couleurs de Bic 2000, des Côtes d’Armor ou du VS Scaër.

Depuis, il a bien bourlingué, en allant courir notamment au Canada en 2014 et 2015. De retour en France, il a intégré cette année l’équipe de DN1 Probikeshop Saint-Etienne-Loire, et a accepté de finir sa saison au Rwanda avec une sélection régionale de Haute-Savoie – Auvergne – Rhône-Alpes. «J’adore découvrir des nouvelles terres de cyclisme, raconte-t-il. Je me doutais bien que ce ne serait pas une partie de plaisir. C’est quand même une course UCI 2.1 avec des coureurs rwandais qui courraient là comme si c’était leur championnat du monde. Je n’ai pas été surpris par le niveau.»

«Mon rêve serait d’intégrer une formation UCI»

Matthieu Jeannès a pris les affaires en main avec sérieux sur les routes rwandaises, restant au contact des meilleurs tous les jours pour décrocher une septième place au classement général à 3’24” du vainqueur final, le Rwandais Joseph Areruya.

Il ne sait pas si cette performance sera remarquée, mais il ne désespère pas trouver une équipe pour la saison prochaine. «Mon rêve serait d’intégrer une formation UCI continentale étrangère pour enrichir mon expérience sur d’autres courses qu’en France.» Cette semaine au Rwanda l’a convaincu que c’est loin de l’hexagone qu’il se sent le plus à l’aise.

P.L.G.